Le parcours de Benoît Hovington

De quelle manière avez-vous entendu parler du Défibrose Mont-Sainte-Anne pour la première fois?

En 2013, j’avais entendu parler de l’événement sur les réseaux sociaux, mais compte tenu de mon horaire assez chargé en compétition, j’avais décidé de ne pas faire la course cette année-là, mais je m’étais dit que je la ferais fort probablement une autre année. Le fait de courir pour une cause est un élément vraiment important et motivant pour moi, car dans la vie, on n’a pas toutes les mêmes chances en venant au monde et je trouve ça aberrant de ne pouvoir rien faire, j’essaie de faire de mon mieux pour aider.

Était-ce votre première participation en 2015? Sinon, partagez-nous votre historique de participation. Quel élément déclencheur a motivé votre envie de vous surpasser ?

Bon, pour répondre à cette question, il faut remonter 3 ans en arrière. C’est en 2013 que j’ai vraiment commencé à faire de la course de trail, mais d’une manière presque obsessionnelle tellement j’avais besoin de me dépasser. Durant cette année, j’ai complété plusieurs grosses courses et je suis arrivé à très bien me classer pour mon niveau d’expérience dans ce temps-là. Et, ainsi l’été arriva à sa fin et une amie à moi m’a proposé de faire le Défibrose au MSA, car une personne de son équipe avait dû annuler. Bien entendu, ce n’était pas prévu dans mon horaire, mais j’ai tout de même décidé de me présenter le matin de l’événement sachant très bien que j’avais encore un peu les pattes lourdes dû au 50 kilomètres de trail que j’avais couru le samedi précédant.

Malgré tout, j’ai réussi à compléter 4 allers-retours, je dois dire que j’étais assez fier de moi, car cet effort cumulait tout près de 32 kilomètres et plus de 2500 mètres de dénivelé positif. Le truc derrière ces chiffres est que si on compare avec la plupart des courses de trail au Québec, il n’y en a très peu voire aucune qui va chercher autant de dénivelés positifs sur une même distance. Et moi, malgré tout, j’avais pris plaisir à faire ce parcours qui représentait un bon défi. On a gagné la médaille d’argent en équipe cette année-là!

En 2014, je me suis réinscrit, mais j’ai dû annuler ma participation, car j’étais épuisé de mon été en compétition… J’en avais trop pris. Et, il faut le dire, le moral ne tenait plus la route en entraînement. Il fallait que je fasse quelque chose… Prendre du repos.

Ce qui nous amène à 2015, l’année où je devais dépasser mes limites une fois de plus… en complétant 6 allers-retours cumulant un peu plus de 45 kilomètres et tout près de 4000 mètres de dénivelé positif. On s’approchait de la moitié de l’ascension de l’Everest… Une fois l’épreuve complétée, j’étais épuisé, mais très fier de moi, car je m’étais assuré la deuxième place en catégorie individuelle.

Si lun membre de votre entourage est atteint de la fibrose kystique décrivez votre lien par rapport à la maladie.

Je n’ai personne de mon entourage qui est atteint par la maladie, mais je suis conscient que même un petit effort de ma part durant un événement pour ramasser des dons tel que le Défibrose peut faire une différence sur la vie de ceux qui en sont atteints.

Pour terminer, quel conseil aimeriez-vous partager à vos frères concitoyens et sœurs concitoyennes pour les inviter à se joindre à l’activité sportive ?

Voici une phrase que Dean Karnazes (ultra-marathonien) disait dans un de ses textes, et qui m’inspire beaucoup :

Youre better than you think you are and

you can go farther than you think you can.

Je pense que l’effort physique est un état d’âme dans lequel il faut se sentir à l’aise pour ensuite progresser et prendre confiance en soi.

Je pense que si j’avais un conseil à donner, il irait comme suit :

Il n’y a que toi qui fait ta vie, il n’y a que toi qui te fixe tes limites, pour le reste, c’est certain qu’il va y avoir plusieurs personnes qui vont essayer de te mettre des bâtons dans les roues tout au long de ton trajet, mais dis-toi que si tu cours, t’auras pas de roues, alors personne ne pourra te mettre des embûches sur ton chemin! Et, si tu tombes, bah, c’est simple, t’as qu’à te relever et on est reparti!

Pour ce qui est des limites, ce n’est pas une mauvaise chose que d’aller voir jusqu’où on peut aller pour savoir ensuite qu’il ne faut pas dépasser cette limite pendant un moment jusqu’à ce qu’on s’améliore.

 

 

 

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